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Le chien notre vieux cousin.

Le chien notre vieux cousin.

Le chien n’est pas seulement le meilleur ami de l’homme, il est aussi un vieux cousin.

Une étude dirigée par le Dr Attila Andics suggère que les mécanismes qui permettent de traiter le langage était déjà présent chez l’ancêtre commun de l’homme et du chien, il y a quelque 100 millions d’années.

L’utilisation de mots est peut-être une invention humaine, mais nous ne serions pas les seuls « ANIMAUX » à disposer des mécanismes nécessaires pour analyser leur sens lexical.

Sommes-nous les seuls mammifères à disposer du matériel biologique impliqué dans le traitement des processus cognitifs ?

L’idée que nous patagons un même ancêtre commun avec le chien, et que par conséquent les chiens pourraient disposer du même matériel biologique nécessaire aux processus cognitifs, que nous les humains, commence à faire son chemin dans la communauté scientifique.

Un modèle de convergence.

Le Dr Adam Miklosi (directeur du « Family Dog Project ») nous parlait d’un modèle de convergence évolutive.

Chiens et humains ont eu un même ancêtre commun à une période donnée de l’évolution des espèces.

Un ancêtre commun qui aurait engendré les « Primates » et les « Carnivores ».

D’un côté, les « Primates » ont engendré « Homo ».

D’un autre côté les « Carnivores » ont engendré le « Chien domestique».

Rien d’exceptionnel dans le processus de l’évolution, si ce n’est, ce « Modèle de convergence » dans lequel ces deux espèces initialement très éloignées finissent par se retrouver dans ce « groupe social » désormais inséparable que nous formons avec eux.

C’est,  ce qu’il appelait « Un modèle de convergence ».

Chiens, Humains et Baleines : Une seule et même grande famille.

Les chiens, disposeraient-ils du même matériel biologique, les neurones impliqués dans les processus cognitifs, que nous les humains?

Selon le Dr Gegory Berns, voir : Les chiens sont aussi des personnes.

« La capacité à ressentir des émotions positives, comme l’amour et l’attachement, signifierait que les chiens ont un niveau de sensibilité comparable à celle d’un enfant humain.

Et cette capacité suggère de repenser la façon dont nous traitons les chiens. »

D’après le Dr Patrick Hof : Whales boast the brain cells that « make us human ».

« Après avoir découvert dans le cerveau des Baleines à bosses des cellules cérébrales précédemment trouvées uniquement chez les humains et les autres primates, le Dr Hof suggère l’idée que les baleines pourraient partager la même forme d’intelligence que nous les humains ».

Patrick Hof - Baleines et neurones fusiforme.

Le Dr Hof nous met en garde contre toute spéculation émergeant de sa découverte, mais l’idée que nous les Humains, les Chiens et plus loin encore les Baleines faisons partie d’une seule et même grande famille, celle des “Mammifères” reste incontestable.

Et par extension, l’idée que nous pourrions tous partager le même matériel biologique, les neurones permettant de donner accès aux processus cognitifs, intrigue et séduit de plus en plus la communauté scientifique.

De nombreuses études, suggèrent que nous, tous les mammifères disposerions du même matériel biologique pouvant nous permettre de développer des aptitudes cognitives similaires conformément à l’idée que nous ayons eu un même géniteur à un moment donné de l’évolution des espèces.

Pour Attila Andics, la conclusion est claire.

« Le circuit qui permet de traiter le langage était déjà présent chez l’ancêtre commun de l’homme et du chien, il y a quelque 100 millions d’années.

Certains pensaient qu’un big bang dans le cerveau humain avait permis au langage de pouvoir se mettre en place. Non, c’est juste une invention… comme la roue.

Et si c’est vrai pour le chien, c’est très probablement vrai pour des animaux beaucoup plus proches de nous, comme les primates. »

Dog brains process both what we say and how we say it.

Lionel Naccache (neurologue à la Salpétrière) le dit autrement.

 « Les travaux récents ont montré que les bases de l’empathie, de la coopération, de la cognition, du maniement des nombres existent bien au-delà de l’espèce humaine. Nous nous inscrivons dans un arbre évolutif qui nous dépasse très largement et qui impose des contraintes.

Une sorte de naturalisation de la culture. » Le chien, assistant du philosophe ?

Extrait de : Les chiens distinguent mots et intonations… comme les humains.

Selon Georges Chapouthier (directeur de recherches au CNRS ).

Une idée très répandue est que les animaux, êtres émotionnels, sont capables de reconnaître les intonations mais pas la signification des mots. Or Attila Andics et son équipe ont montré que les chiens traitent séparément les données sémantiques et les données d’intonation.

Cette étude suggère donc que la latéralisation des hémisphères est un phénomène qui pourrait être présent dans de nombreux groupes encore non étudiés.

Dans le cas spécifique du langage, on peut penser que la capacité des deux hémisphères à traiter des informations différentes remonte au moins à l’ancêtre commun des chiens et des primates (il y a près de 125 millions d’années).

Extrait de : Les chiens font la différence entre les mots et les intonations.

Pour rejoindre le Dr Gregory Berns, il semblerait que nous puissions nous laisser séduire par l’idée que les chiens sont effectivement aussi, “des Personnes”…

Voir aussi : John & Chaser

L’histoire de Chaser une chienne capable de conceptualiser, c’est-à-dire de comprendre le sens abstrait de certains « noms communs » tels que : jouet, balle ou frisbee. Et capable de mémoriser et distinguer plus de 1000 noms propres.

Manuel Castaneda le 20/11/2016