CANISCOOL® - Organisme de formations certifié qualité Pôle-Emploi et Datadock

John Bradshaw critique l’étude de Attila Andics.

John Bradshaw critique l’étude de Attila Andics.

Conscience de soi ou théorie de l’esprit chez le chien!!!

Suite à une étude menée par l’INRA sur la conscience animale et dont les travaux viennent d’être présentés aux représentants des pays membres du réseau européen sur le Bien-être animal. J’ai pensé que s’était une bonne occasion pour partager un article que j’avais écris il y à un peu plus d’un an. Cet article aborde le sujet du scepticisme de certains scientifiques renommés en relation aux aptitudes cognitives de nos chiens et notamment concernant les notions de conscience de soi et accès au langage.

Les temps changent dans les sciences canines.
Critique sur l’étude de Andics.

Extraits de l’article de John Bradshaw (Ph.D – University of Bristol).
“Processus Lexical” – chez les chiens?

Contrairement aux rapports, cette nouvelle étude ne donne aucune preuve que les chiens comprennent les mots.

« Ce que cette étude montre, c’est que les chiens peuvent discriminer certains sons qu’ils ont entendu avant, en utilisant une partie de leur cerveau, tandis qu’une autre partie réagit émotionnellement au ton de la voix utilisée – qui font tous deux partie intégrante d’une routine de dressage de chiens qui d’aucune manière ne peut être considérée comme remarquable. Rien d’autre : il n’y a aucune preuve que les chiens comprennent le «langage».

Il est difficile d’échapper à la conclusion que les scientifiques canins et les revues aiment gonfler leurs revendications – les scientifiques décrochent des articles dans des revues prestigieuses, la revue obtient une excuse pour une photo de couverture mignonne, et beaucoup de couverture médiatique (les chiens font vendre du papier).

Les propriétaires de chiens qui ont lu l’un des articles de cette étude auront trouvé un soutien pour leur vision déjà enracinée que leurs chiens comprennent « chaque mot qu’ils disent. Ils peuvent alors se sentir plus justifiés à châtier leur chien la prochaine fois qu’il ou elle sera « désobéissant ».

Dans un autre article : Les chiens sont des chiens, pas des chimpanzés légèrement muets.
« 
Le jeu chez le chien n’est pas guidé par le mimétisme : les chiens sont très sensibles, mais pas empathiques. » John Bradshow critique une autre étude de la « Royal Society Open Science » : Mimétisme furtif et contagion émotionnelle chez les chiens domestiques.
Dont voici la conclusion :

« En conclusion, nos résultats démontrent la présence d’un mimétisme rapide chez le chien, l’implication du mimétisme dans le partage de la motivation ludique et la modulation sociale du phénomène. Tous ces résultats concourent à soutenir l’idée qu’il existe chez les chiens un lien possible entre le mimétisme rapide et la contagion émotionnelle (un élément essentiel de l’empathie). »

Selon John Bradshow dans sa critique : Les chiens n’auraient pas accès au mimétisme et par extension aux émotions empathiques. D’après lui les neurones miroirs nécessaires à ces processus cognitifs seraient présents chez les humains et les primates supérieurs alors que le cerveau des carnivores (dont fait partie le chien) serait différent.

Selon John Bradshow :

« Les chiens ne s’imitent pas les uns les autres, et cela signifie inévitablement qu’ils ne sont pas empathiques. » « Il n’y a aucune preuve concluante que les chiens ont une «théorie de l’esprit». »

Théorie de l’esprit : La théorie de l’esprit chez les animaux et notamment chez le chien, est un sujet qui passionne les scientifiques depuis au moins l’époque de Darwin.

Selon Marc Bekof et autres Alexandra Horowitz, les chiens auraient bien une théorie de l’esprit rudimentaire.

Voir : Domestic Dog Cognition and Behavior  ou  Theory_of_mind_in_dogs).

Mais d’autres études suggèrent que dans la mesure où, Primates et Carnivores faisant partie d’une même famille, celle des « Mammifères » et descendant d’un même ancêtre commun (à une échelle éloignée de l’évolution des espèces), il se pourrait que le cerveau des mammifères ait bénéficié de structures neuronales similaires et pour certaines identiques depuis bien plus longtemps qu’on ne le soupçonnait jusqu’alors.

Conclusion

Il y a environs 150 ans, Darwin défendait l’idée que la différence dans la gestion du langage entre nous et les autres animaux, ne relève pas d’une question de nature mais plutôt de degré.

Actuellement, de nombreux chercheurs dans divers domaines de la science reprennent cette formule et tendent à conforter cette idée Darwinienne.

Ils s’accordent à dire que nous, « les humains » faisons partie de la grande famille des mammifères, que nous partageons avec tous les mammifères un même ancêtre commun, et qu’il nous aurait dotés d’un système biologique similaire qui pourrait nous permettre d’accéder à des niveaux d’intelligence similaires.

Mais d’autres s’entêtent à penser que le chien domestique, cet animal exceptionnel serait juste une machine à aboyer…

“Certains chercheurs considèrent les animaux comme de simples machines faites de chair et de sang. De cette perspective découle l’idée que nos amies les bêtes sont incapables d’empathie”.

John Pilley dans « Chaser le chien qui comprend 1000 mots »…

Manuel Castaneda : Le 25/11/2016