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Hiérarchie – Théorie de la dominance

Hiérarchie – Théorie de la dominance

Combattre la « théorie de la dominance », une noble cause ?

Mise à jour : Les articles de Lee Charles Kelly cités plus bas ont été supprimés de Psychology Today et l’auteur exclu du blog.

Combattre la dominance dans le monde des chuchoteurs canins

Ces 5 dernières années, nous vivons un engouement sans précédent concernant les méthodes positives et amicales en matière d’éducation et rééducation comportementale.
Nous devons absolument encourager cet engouement et faire la promotion des méthodes positives, mais deux questions se posent :

  1. Sommes nous obligés de tirer sur nos confrères ayant opté pour d’autres méthodes, notamment ceux qui intègrent des notions de hiérarchie/autorité ?
  2. Est-ce que l’utilisation exclusive des méthodes positives et l’exclusion de toute notion de hiérarchie/autorité, est la seule voie acceptable ?

Car en effet, une écrasante majorité de la communauté scientifique (voir une quinzaine de dossiers en fin de recueil) véhicule aujourd’hui un discours catégorique et expéditif, en relation à plusieurs notions capitales concernant l’exercice du métier d’éducateur canin, qui sont :  La hiérarchie, l’autorité, la dominance/soumission, les origines du chien domestique, l’utilisation des renforçateurs et réprimandes, et entre autres le fait que le chien soit un animal de meute et un animal social.

Par exemple : Combattre la dominance dans le monde des chuchoteurs
Dans son élan cette communauté aurait tendance à généraliser à toute la profession, je cite par exemple un vétérinaire comportementaliste (dont je ne donnerais pas plus de détails ici) qui s’exprimait dans une émission TV avec ces propos :

« La plupart des éducateur canins travaillent avec les colliers électriques etc. »

Si nous ne réagissons pas à ce processus de stigmatisation de notre profession, cela voudrait dire que nous validons ces propos, alors je vais essayer de démontrer que notre métier ne peut pas être décrit par un discours aussi catégorique et expéditif, mais je vais aussi essayer de :

démontrer qu’une autre vérité scientifique existe.

Je me suis donc lancé dans un travail de recherches passionnant pour rassembler d’autres données scientifiques qui me semblaient plus logiques, plus modérées et objectives pour vous les délivrer dans ce recueil.

Le bon la bête et le truand : Pour résumer, selon certains protagonistes, le monde de l’éducation canine se diviserait en deux voies faisant appel a des méthodes de travail décrites et divisées selon deux modèles simplistes :

  1. La méthode des « Bons »: méthodes positives, sans faire appel aux notions de hiérarchie/autorité.
  2. La méthode des « Brutes »: méthodes faisant appel aux notions de hiérarchie/autorité, dominance/soumission, la force physique et la peur.

Il y aurait donc deux types d’éducateurs canins, les « Bons » puis les « Brutes ».

Mais ces derniers temps on parle aussi d’une nouvelle espèce du troisième type, ce sont les « Truands », ce serait une nouvelle espèce qui s’immiscerait sans aucun complexe dans les deux camps précédents, tantôt chez les « Bons » puis tantôt chez les « Brutes ».

Alors chez les « Bons » on se mobilise en durcissant de plus en plus les critères de sélection en vue de distinguer les éducateurs qui peuvent bénéficier du label « Bon » de ceux qui ne seraient que des « Truands » ne méritant que l’appellation de « Brutes ».

Il est interdit d’interdire : On voudrait nous interdire de dire « NON ».

Ainsi on voit se former des mouvements d’éducateurs qui prétendent n’utiliser que les principes de renforcements positifs, certains se radicalisent au point de nous expliquer comment desceller les « Truands » dans nos corps de métiers, donc les éducateurs/comportementalistes qui utilisent les techniques ou outils décrits ci-dessous et qui ne peuvent prétendre se revendiquer du label « Bons » :

  • Se pencher sur l’animal
  • Utiliser une giclette d’eau (style pistolet à eau)
  • Utiliser des bruits surprenants (les boites à bruits ou autres bombes à air)
  • Fixer l’animal du regard
  • Le réprimander
  • Dire « non » ou « eh »

Seraient autant de critères révélateurs, permettant de desceller les « Truands » en fonction de leurs méthodes de travail.

Pour voir le règlement au complet (en plusieurs langues, sauf en Français bien sur) :
http://www.dogmantics.com/Dogmantics/Progressive_Reinforcement_Manifesto.html

Hiérarchie de dominance et maltraitance : ici encore certains ont tendance à extrapoler, c’est-à-dire, prétendre que du moment que l’on a recours aux concepts de hiérarchie on évolue dans les domaines de la soumission totale et permanente dans un climat de peur.

Un vétérinaire Français nous dit qu’il existe deux manières d’éduquer un chien :

  • soit par les méthodes positives et amicales,
  • soit par la dominance donc forcement dans un climat de peur et maltraitance.

http://www.dailymotion.com/video/x9byul_thierry-bedossa-nous-explique-les-o_animals

Donc d’après ce docteur, soit on emploie des méthodes amicales, soit on évolue dans le domaine de la maltraitance.
Ici encore le Docteur Bedossa nous explique que l’agressivité n’existe pas chez les chiens vivant à l’état naturel, il avance comme preuve les chiens livrés à eux-mêmes dans les pays émergents :
http://www.dailymotion.com/video/x924wx_chiens-agressifs-a-qui-la-faute_animals?search_algo=2

Mais alors comment expliquer les problèmes d’attaques de chiens errants auxquelles sont confrontées les autorités de nombreux pays émergents comme dans les pays d’Europe de l’est ou comme on peut le constater dans les vidéos ci-dessous concernant l’Amérique Latine :
Avertissement : les deux vidéos ci-dessous montrent des scènes très violentes pouvant heurter toute personne ayant une vision romancée ou même une vision réaliste du comportement canin. http://www.youtube.com/verify_age?next_url=/watch%3Fv%3DjMZZ_XrG0kY
http://www.youtube.com/watch?v=SOOApqef66c&feature=fvwrel
Voir aussi une meute de loups qui s’attaque à un coyote : http://www.youtube.com/watch?v=BXCvLzDNWz0
La dominance n’existerait pas : Certains scientifiques voudraient nier l’existence même des relations de hiérarchie chez le chien, voir pour certains même chez le loup, je cite Belkhir-Bedossa « il n’existe pas de données scientifique nous permettant d’attester que les chiens de compagnie s’organisent en hiérarchie de dominance ».
Voir : Le pdf sur la théorie de la dominance
Adam Miklosi qui est un fervent défenseur des méthodes positives, ne nie pas pour autant l’existence de la dominance chez le chien et lui reconnaît le loup comme seul ancêtre, Stanley Coren, nous rapporte les travaux de Adam Miklosi dans Psychology Today, ces études concernent l’influence du rang hiérarchique et des relations de dominance dans l’apprentissage des chiens, mais ne dénigrent pas l’existence des rapports de dominance.
Dominance et rang hiérarchique en relation à l’apprentissage chez le chien : http://www.psychologytoday.com/blog/canine-corner/201208/rank-and-dominance-matter-when-trying-teach-dogs
Le Dr Adam Miklosi (éthologue de renom) : dans un discours beaucoup plus modéré, nous explique que nous devons adopter une nouvelle manière de voir notre relation aux chiens en termes de dressage et d’éducation :

Adopter des nouvelles méthodes de travail:

Concernant les méthodes de travail, le débat ne date pas d’hier, il est bien plus ancien, il remonte aux années soixante quand William Koehler nous proposait des méthodes militaristes vs le Dr Withney qui nous proposait déjà des méthodes en Luring basées sur les principes de conditionnement opérant et renforcements positifs, comme on peut le voir dans ce livre datant de 1963.

Cela fait bien longtemps que les méthodes militaristes ne font plus la loi, et ce même dans leurs principaux fiefs, qui étaient les clubs où les activités de mordant s’adressant aux chiens policiers et autres chiens de défense.

Voir la méthode Koehler : http://www.aapdt.org/training/Koehler%20Method%20Fact%20Sheet.pdf

Quand aux principaux chuchoteurs comme Jan Fennell par exemple avec ses méthodes il est vrai quelque peu folkloriques, ou Paul Owens avec ses Non-Violent Dog Training Classes, je ne pense pas qu’ils aient bien fait du mal à qui que ce soit.

Jan Fennell : http://www.janfennellthedoglistener.com/

Paul Owens : http://www.raisewithpraise.com/

Avec un peu de volonté, on devrait même arriver à placer notre Jo Ortéga national parmi ces chuchoteurs à combattre, puisque, effectivement il ne crie pas sur les animaux et il parle de hiérarchie. Il est certainement le principal précurseur des méthodes positives en France, mais du moment qu’il parle de hiérarchie il devient aussi une cible !!! Vas savoir ???

Joseph Ortéga : http://www.ecole-de-chiot.fr/static.php?op=loup2.txt&npds=1

Non aujourd’hui le cœur du vrai débat se trouve dans le fait de savoir si oui ou non nous devons tenir compte des notions de hiérarchie, ou si nous devons les exclure complètement car ces notions pourraient être nuisibles à notre compréhension du chien.

L’éminent Dr Abrantes s’exprime sur la polémique de la dominance

D’après R. Abrantes, je cite « la dominance, peut se pratiquer à plusieurs niveaux et dans divers domaines, parent, chef cuisinier, logisticien, commerçant, dépanneur, dictateur, président, chef de comité, politicien, dans toutes ces variantes, à plusieurs niveaux, de très bon à très mauvais de un peu de contrôle à un contrôle absolu. »

Les notions de dominance/soumission à proprement parler sont des stratégies de survie à visée pacifistes, donc si nous abordons les notions de hiérarchie sous cette forme, ça n’aurait pas de sens de vouloir en nier l’existence.

Voici comment le Dr Abrantes, défini le comportement de dominance :

Un comportement dominant est un comportement quantifiable exprimé par un individu et dont la fonction est de gagner ou de maintenir l’accès temporaire a une ressource spécifique dans un contexte spécifique, contre un opposant spécifique, sans que l’une ou l’autre partie ne subissent de dommage physique. Si l’une ou l’autre partie subit, au contraire, un dommage physique, le comportement sera qualified’agressif et non de dominant.Ses caractéristiques quantitatives varient de légèrement confiant a extrêmement assertif.

Voir article de Roger Abrantes : Dominance – Donner un sens à l’absurde :

Traduction ici : Dominance – Donner un sens à l’absurde
Version originale : http://rogerabrantes.wordpress.com/2011/12/11/dominance-making-sense-of-the-nonsense/

Début Février 2012 un éducateur canin Américain « Lee Charles Kelley » (auteur de nombreux best-sellers)s’acharne contre l’article de Roger Abrantes en cherchant à démontrer que la dominance n’existe pas.

Deconstructing the Concept of Dominance :http://www.psychologytoday.com/blog/my-puppy-my-self/201202/deconstructing-the-concept-dominance

Mi-Fevrier 2012 Mark Bekoff après avoir été cité en référence de nombreuses fois par les détracteurs des théories de la dominance, remet les pendules à l’heure en répliquant a Lee Charles Kelley.

«La dominance n’est pas un mythe : la dominance sociale est réelle, mais elle a été très mal comprise et mal utilisée. Le concept de dominance sociale n’est pas un mythe un mythe est une histoire inventée.
La domination est un fait. Non humains (et humain) ou animaux se dominent les uns les autres de diverses manières »

Social Dominance Is Not a Myth : http://www.psychologytoday.com/blog/animal-emotions/201202/social-dominance-is-not-myth-wolves-dogs-and-other-animals

Fin Février 2012 Lee Charles Kelley présente ses excuses : « Quand il s’agit de comprendre le comportement canin, le Dr David Mech-expert de premier plan du monde des loups-et le Dr Mark Bekoff-le plus grand expert mondial sur les coyotes et les chiens, sont deux de mes plus grands héros. Alors vous imaginez ma déception de découvrir que tous deux avaient été irrités par mes écrits ».

A Mea Culpa to Mech, an Apology to Bekoff :http://www.psychologytoday.com/blog/my-puppy-my-self/201202/mea-culpa-mech-apology-bekoff

Hiérarchie Humain-Chien : d’après le même auteur, la hiérarchie entre hommes et chiens existe qu’on le veuille ou non, voici comment il définit nos relations avec nos chiens :

« Nous ne construisons pas nos relations sur des hiérarchies mais celles-ci existent malgré tout et elles ont un rôle important a jouer dans certaines circonstances – pour les humains comme pour les chiens (et les loups évidemment) – parfois un grand rôle, parfois un moins grand et parfois elles n’en jouent aucun. []

Nous construisons nos (bonnes) relations avec nos chiens sur le partenariat. []

Nous avons besoin d’eux car ils nous offrent un sentiment d’accomplissement que nous ne semblons pas trouver ailleurs.

Parfois, dans cette relation, une des parties recourt a un comportement dominant ou de soumission et il n’y a aucun mal a cela du moment où, tous les deux, ne font pas preuve du même comportement en même temps.

Si tous les deux exhibent un comportement dominant ou de soumission, ils sont face à un problème : soit ils rentrent en conflit, qui sera résolu dans le plus grand nombre des cas sans dommage physique (la beauté de la dominance et de la soumission), soit l’un des deux devra trouver une solution pour tous les deux. »

Voir article de Roger Abrantes : Dominance – Donner un sens à l’absurde.
Docteur en éthologie auteur de nombreux ouvrages sur l’éducation canine depuis une trentaine d’années, dont le best seller « Dog language ».

Traduction ici : Dominance – Donner un sens à l’absurde
Version originale : http://rogerabrantes.wordpress.com/2011/12/11/dominance-making-sense-of-the-nonsense/

Extrait de : Dog language an encyclopedia of canine behavior.
Ethogramme canin, le répertoire comportemental canin de A à Z bientôt disponible en Français.
http://www.dogwise.com/SearchResults.cfm?Search=Roger%20Abrantes&SubSearch=author

Dictionnaire de l’éthologie, définition de la hiérarchie sociale : […] « il s’établit quelquefois aussi une sorte de hiérarchie entre individus d’espèces différentes » […] « Hediger a donné à cet étagement l’appellation de « hiérarchie biologique » » […] (extrait du dictionnaire de l’éthologie de Klaus Immelmann).

Nier l’existence de la hiérarchie : On ne peut pas nier l’existence de la hiérarchie au sein des espèces canines, et même si scientifiquement l’utilisation du terme « hiérarchie » pourrait être discutable pour parler de « l’autorité » que nous pouvons exercer sur nos chiens, eux utilisent leurs propres moyens de communication empruntés à leurs propre répertoire pour nous parler, car ils ne maîtrisent que leurs propre langage.

D’après Simon Gadbois (Docteur en éthologie), je cite « les éducateurs canins utilisent les signes d’apaisements, et utilisent donc la théorie des comportements *agonistiques qui sont directement issus de la théorie de la dominance ».

*agonistiques = tout comportement ayant un rapport avec l’agression de compétition y compris les soumissions, la fuite etc.

Le fait de ne pas tenir compte des notions de hiérarchie, revient à dire qu’on  n’a pas besoin de tenir compte des signaux d’apaisement et/ou des comportements agonistiques comprenant bien sur les comportements de dominance et de soumission, hors un éducateur canin est sensé connaître parfaitement l’éthogramme canin (répertoire comportemental) pour pouvoir interagir de manière efficace dans l’exercice de son métier.

Le Chienposium 2011
La conférence de Simon Gadbois, ou “Brasser la cage !”

Résumé de sa conférence Du loup au chien; mythes et légendes
La pop-science canine est de plus en plus déconnectée de la science “académique”: Pourquoi et comment y remédier ? Comment l’information scientifique est disséminée ? Clef du problème.
Les mythes lupins et les mythes canins : Le noir (la vérité de l’un), le blanc (la vérité de l’autre), les tons de gris (la Vérité cachée et recherchée)

  1. Les bêtes noires:
    • la dominance
    • la punition
    • la captivité
    • les origines du chien: il y a du loup dans mon chien?
  1. 2. Les bêtes blanches:
    • quelle dominance?
    • que du renforcement positif!
    • set them free!
    • les origines du chien: pas de loup dans mon chien!
  1. 3. Les tons de gris : Synthèse, mise-au-point, équilibre, et réalité…

Des cages vont se faire brasser par cet éthologue de plus en plus en vue de par le monde.

Ne manquez pas sa visite au Québec; elles se feront de plus en plus rares…

Simon Gadbois :
Chercheur en éthologie au Canada. Spécialiste mondial des canidés.

Professeur au département de psychologie et neurosciences, au Neuroscience Institute et à l’université d’Halifax.

Ses travaux de recherche portent en particulier sur la neuroendocrinologie, les
processus olfactifs et l’apprentissage, les comportements sociaux agonistiques et
affiliatifs.

Chienposium :
http://www.chienposium.com/?p=231

Canid Behaviour Laboratory :
http://www.gadbois.org/simon/Introduction.html

 

Premier symposium international d’éthologie vétérinaire :http://www.seevad.fr/docs/symposium-2011_seevad-dossier-presse.pdf

A voir aussi : Quelqu’un se trompe sur internet.

Les ancêtres du chien domestique : The primary ancestors of the domestic dog

Quelqu’un se trompe sur internet : Someone’s wrong on the internet, Part II

Les origines du chien remises en cause :

Pour combattre les théories de la dominance certains scientifiques vont jusqu’à remettre en cause les origines du chien alors que les preuves scientifiques donnant le loup comme ancêtre sont accablantes (voir plus bas), faudra-t-il bientôt remettre en cause les théories de l’évolution ???

The Anti-Cesar Millan : Dans un article du San Francisco Chronicle du 15 octobre 2006, d’après le Dr Ian Dunbar : « César Milan souscrit à la théorie maintenant abandonnée que le chien se comporterait comme un loup.

On sait maintenant que les chiens ne viennent pas directement des loups et qu’ils sont bien loin génétiquement. Un peu comme nous et les singes. Ce serait comme dire « pour éduquer nos enfants , regardons ce que font les chimpanzés ! »

Ici Ian Dunbar reprends une argumentation déjà évoquée par le Dr Coppinger dans son livre « DOGS »,mais cette argumentation ne tient pas car aucun humain n’a réussi à se reproduire avec un primate, or c’est monnaie courante entre chiens et loups, ce qui confirme une génétique quasi identique contrairement à nous en relation aux singes.

Ce serait effectivement absurde de vouloir s’inspirer de l’observation des singes pour éduquer nos enfants, mais je dois avouer que personnellement il ne m’est jamais venu à l’idée, de partir en pleine forêt dans l’espoir de pouvoir étudier un loup sauvage pour mieux comprendre le chien qui dort sous mon bureau.

Il est donc tout a fait légitime de continuer à étudier le Loup pour mieux comprendre le chien tout comme continue à le faire le Dr Adam Miklosi et bien d’autres scientifiques renommés.

Si nous devons au Dr Ian Dunbar le plus grand respect  concernant le fait qu’il ait su faire la promotion des méthodes positives, je n’en dirais pas autant concernant ces jeunes scientifiques qui se permettent de traîner Lorenz dans la boue, sans aucune raison justifiable, car Lorenz est à la soi disant « théorie de la dominance » ce que je suis la théorie du culte de l’huître bleue.

En Septembre 2010 Ian Dunbarse réconcilie avec Cesar Millan

My Contribution to Cesar Millan’s New Book : http://www.dogstardaily.com/blogs/my-contribution-cesar-millans-new-book

En décembre 2011 lors d’un séminaire à Barcelone, le Dr Adam Miklosi déclarait qu’aujourd’hui sur une cinquantaine de scientifiques spécialisés seulement une ou deux personnes défendent l’idée que le chien ne descend pas du loup. Il voulait certainement citer Raymond Coppinger, qui à influencé grand nombre de détracteurs de la théorie de la dominance tels que le Dr Ian Dunbar.

L’héritage du Loup

Gare au loup !!!

Il est vrai que Raymond Coppinger avance une théorie très séduisante inspirée des travaux de Belayev* concernant la domestication du chien, mais dans son livre il avance aussi l’idée que les chiens n’ont pas accès à l’apprentissage par observation, or même les poules ont accès à cette forme d’apprentissage.

Alors devrions-nous suivre aveuglement tels des brebis égarés, toutes les hypothèses du Dr Coppinger sous prétexte qu’il à une théorie géniale concernant la domestication ???

Belayev* – voir vidéo concernant la théorie Coppinger :http://www.youtube.com/watch?v=ZEOjlsUd7j8

Des preuves accablantes :

Un chercheur canadien qui se spécialise dans la biologie des chiens anciens co-auteur de l’une des études les plus significatives de l’année en sciences canines: un document détaillant les premières preuves dans le monde d’un animal en transition entre le loup sauvage et le chien domestique. La «préservation extraordinaire» du crâne 33000 ans de la créature – trouvé dans une grotte dans le sud de la Sibérie – a contribué à montrer que la domestication du chien « a été, dans la plupart des cas, entièrement naturel» et pas vraiment un « accomplissement humain», affirme Susan Crockford.

Elle faisait partie d’une équipe de six membres de chercheurs de Russie, Grande-Bretagne, Etats-Unis et les Pays-Bas qui a transformé l’horloge de retour sur la transformation loup-chien par des milliers d’années et ont montré que le phénomène est probablement arrivé de nombreuses fois dans de nombreux endroits autour du globe…

Concernant les origines du chien nous avons pu voir plus haut des preuves accablantes, mais de plus il est indéniable que les loups et les chiens ont en commun :

  1. de nombreux traits de caractères comportementaux,
  2. des moyens de communication élaborés et compatibles,
  3. mais surtout ils peuvent aussi se reproduire ensemble,

 

Casser l’image du dresseur macho/bobo :

Le domaine de l’éducation canine est un domaine très vaste et complexe qui ne peut être divisé d’une manière aussi réductrice et catégorique, et ne peut se résumer à des concepts aussi simplistes.

De quel droit tous ces scientifiques : vétérinaires, vétérinaires comportementalistes et autres éthologues, se permettent-ils de juger nos méthodes de travail, que savent-ils du quotidien de notre métier ???

Il est vrai que notre métier a toujours souffert d’une sale image, une sale image qui nous colle à la peau et dont nous avons vraiment du mal à nous en dépêtrer, et s’il est vrai que certains « Brutus-familiaris » continuent à ternir notre image par leurs méthodes militaristes etc, tout ce battage médiatique ne nous arrange pas plus, il ne fait que salir un peu plus cette sale image qui ne nous lâche pas.

Si le Dr Dunbar à le mérite de bien identifier sa cible, ce n’est malheureusement pas toujours le cas, et du coup c’est toute la profession qui en prends un coup dans l’aile.

Alors si nous devions faire une division aussi catégorique, nous pourrions peut-être plutôt parler de :

  1. Méthodes basées essentiellement sur les principes de conditionnement et uniquement en renforcements positifs, sans faire appel aux notions d’autorité/hiérarchie et ce quelque soit la situation.
  2. Méthodes basées sur les principes de conditionnement de toutes sortes (positifs et aversifs) et faisant appel aux notions d’autorité/hiérarchie en fonction des situations.
  3. Méthodes n’ayant aucune base solide en matière de connaissances scientifiques et uniquement acquises et transmises de manière empirique.
  4. Méthodes coercitives faisant majoritairement appel à des notions de dominance et punitions.
  5. Ensuite nous ne parlerons que de maltraitance et méconnaissance.

Dans le premier cas on parle bien sur des méthodes positives, mais dans ce cas on ne peut pas parler « d’obéissance » mais simplement de conditionnements plus ou moins réussis, résistants et puissants selon les principes et les procédures utilisés.

How far do you think she would get if she tried to compel or correct this whale?
If we can train wild Killer Whales without coercion, we can train dogs without coercion.
« 
Jane Killion – When Pigs Fly! »

Les prisonniers des bassins :

D’après Jane Killion dans « When pigs fly » je cite « Si nous pouvons dresser les Orques sans coercition, nous pouvons dresser les chiens sans coercition » c’est absolument vrai en termes de dressage (conditionnements), mais pouvons nous en dire autant en termes d’éducation ?

Il est alors important de faire une petite différence entre « dressage » et « éducation », on peut parler de dressage pour ce qui concerne les numéros de cirque faisant essentiellement appel aux principes de conditionnement, dans ce cas les principes de renforcements positifs peuvent être suffisants et je dirais même qu’ils devraient être obligatoires.

Mais en termes d’éducation il est question de cohabiter avec un compagnon et pour cela il est important de lui apprendre à respecter certaines règles de vie, et à accepter certaines interdictions, certaines contraintes et certaines frustrations, hors tout ceci n’est pas nécessaire pour l’animal de cirque, qu’il s’agisse d’un chien, d’un dauphin ou encore d’un rat de laboratoire.

Si l’on ne fait appel qu’aux principes de renforcement positif, dans ce cas il faut s’attendre à des défauts « d’obéissance » car le chien de compagnie n’évolue pas dans une cage de laboratoire ou dans un bassin de delphinarium, où l’homme maîtrise l’environnement en permanence pour obtenir de l’animal les comportements recherchés.

dauphin
Voir : Melisa Sevim, ex-dresseuse de dauphins : Je ne supportais plus de gagner ma vie de cette façon : http://www.blog-les-dauphins.com/melisa-sevim-ex-dresseuse-de-dauphins/
Voir aussi : 10 bonnes raisons de ne pas se rendre dans un delphinarium :
http://www.blog-les-dauphins.com/10-bonnes-raisons-de-ne-pas-se-rendre-dans-un-delphinarium/ 

Des réponses conditionnelles :

Non, nos chiens de compagnie ne sont pas des « prisonniers des bassins »  nos chiens vivent en permanence dans une semi liberté, sur nos canapés sur nos lits, dans la cuisine et le jardin, dans la rue, les parcs, la campagne, en ville et même sur nos lieux de travail.

En fait dans les situations les plus variées et imprévisibles voir même parfois dangereuses.

Cette semi liberté, leurs confère un grand choix d’action contrairement aux rats de laboratoire et autres « prisonniers des bassins », qui eux mènent une bien triste vie à comparer de celles de nos compagnons dorlotés et voir parfois même mieux traités que nos propres enfants.

D’après Jean-François Le Ny dans son livre « Le conditionnement et l’apprentissage », les chiens de Pavlov ne bavaient pas s’ils étaient repus, de plus pour pallier aux conditionnements clandestins et/ou apprentissages superstitieux il fit construire la tour du silence, mais nos chiens ne vivent pas comme ça, dans un monde artificiel et sous contrôle permanent.

Pour aller un peu plus loin, il faudrait déjà entendre que nous ne parlons plus de réponses « conditionnées » mais de réponses « conditionnelles », c’est-à-dire que tout comportement conditionné, requiert de nombreuses conditions pour qu’il puisse s’exprimer, d’où l’appellation « réponses conditionnelles » et non « conditionnées », car l’appellation de « réponse conditionnée » ferait référence au fait que la réponse devrait se produirait automatiquement en présence du stimulus déclencheur, et quelque soit la situation hors il n’en est rien.

Non, nous ne pouvons pas comparer nos chiens à ces pauvres bêtes de laboratoire ou ces dauphins qui passent leurs vie entre un bassin dortoir, sans aucune motivation, et un bassin réfectoire dans lequel ils doivent faire leur spectacle pour mériter leur pitance, quel choix ont-ils à comparer de nos chers compagnons !!!

Voici comment les dresseurs de dauphins se procurent leurs outils de travail :

La Punition positive : plus communément appelée « punition » tout court, et ainsi que les réprimandes comme le « NON » viennent aussi alimenter le débat.
Voir Roger Abrantes : The Magic Words ‘Yes’ and ‘No’ :http://rogerabrantes.wordpress.com/2011/11/27/the-magic-words-yes-and-no/
Commands or Signals, Corrections or Punishers, Praise or Reinforcers :
http://rogerabrantes.wordpress.com/2011/10/03/commands-or-signals-corrections-or-punishers-praise-or-reinforcers/
Pour pouvoir continuer ce développement, je dois rappeler sommairement certaines notions concernant les outils de travail des éducateurs canins qui sont les principes fondamentaux du conditionnement opérant.

  1. Renforcement positif = ajout d’une récompense
  2. Punition négative = retrait d’un récompense (exemple : privé de télé)
  3. Renforcement négatif = retrait d’un désagrément ou contrainte (exemple : corvée du soir)
  4. Punition positive = ajout d’un désagrément (exemple un PV un mauvais point)

Concernant les points N° 3 et N° 4 nous allons faire un développement plus complet car ce sont justement ces outils là qui posent problème, car trop souvent diabolisés à tort.

La « Punition positive » : Voici une définition simplifiée, une punition positive est toute chose aversive qui intervient pendant ou tout de suite après l’apparition d’un comportement et qui diminue la probabilité de réapparition de ce comportement. C’est-à-dire toute chose désagréable qui pourrait répondre à ces propriétés.
Alors, une punition n’est pas forcement quelque chose qui fait mal physiquement et qui brutalise l’animal, ça peut être aussi simplement un bruit désagréable comme le son des disques d’entraînement, ou le psssss de la bombe à air ou la giclette d’un pistolet à eau.
S’ils sont adroitement utilisés, les outils cités ci-dessus peuvent servir à asseoir une certaine autorité, tout en douceur et ce sans aucune notion de maltraitance ou de souffrance animale, la preuve en est que ces outils peuvent être complètement inefficaces avec certains chiens et pour certains ils peuvent même être une source d’amusement, comme le pistolet à eau pour un labrador.
Ceci dit, il faut aussi savoir et être conscient que pour d’autres chiens ces outils peuvent être traumatisants, alors la subtilité consiste à savoir quand, comment et avec qui, tel ou tel outil peut être soit amusant, soit traumatisant et aussi savoir maîtriser tous les stades intermédiaires pouvant aller de l’habituation à la sensibilisation et vice-versa.
Certains auteurs se limitent à décrire la punition comme étant les cris, les coups de pieds etc.
Dans « Les fondements de l’apprentissage et de la cognition », François Yves Doré explique une expérience avec des rats, au cours de laquelle la punition consiste à les faire courir une courte période dans une roue actionnée par un moteur, avec cette punition inspirée des principes de Premack,la punition n’exerce aucun sentiment de peur ni de stress tout en procurant l’effet souhaité, c’est-à-dire, diminuer l’apparition d’un comportement donné.
Nous savons qu’un marteau sera indispensable dans certaines situations pour un maçon, mais aussi très dangereux entre les mains d’un singe, alors devons nous interdire l’utilisation des marteaux définitivement car leur utilisation est trop dangereuse ? Bien sur que non cependant il serait peut-être judicieux d’interdire aux singes de devenir maçons…
Ensuite reste à savoir si oui ou non nous voulons avoir recours aux notions d’autorité, personnellement je pense que c’est ici que se trouve le problème, dans la valeur émotionnelle et non rationnelle que nous donnons à ces outils.
Mais il faut aussi éclaircir un dernier point, si nous faisons appel à une certaine autorité, devons nous le faire dans les phases d’acquisition des comportements ou bien uniquement pour affirmer certains « ordres » en cas de refus délibérés, ou il n’existe plus aucun doute quand à la compréhension de l’ « ordre » ???
Si par exemple, lorsqu’un enfant s’apprête à mettre les doigts dans la prise on peut interrompre son comportement avec un simple « NON » très autoritaire ne laissant aucun choix quand à la suite à donner à cette injonction, pour quelle raison divine ne pourrait-on pas le faire avec un chien ???

Le renforcement négatif : comme l’expliquait Karen Prior dans « Don’t shoot the dog », le renforcement négatif, n’est pas non plus quelque chose qui provoque forcement une douleur physique. Cela peut être un simple bruit désagréable voir juste gênant, comme le bip-bip-bip de la voiture qui ne s’arrêtera que lorsque l’on aura produit le comportement qui consiste à boucler sa ceinture de sécurité.
Encore une fois, la notion de renforcement négatif souffre d’une mauvaise image injustifiée.
Il existe des méthodes de travail en vogue aux USA comme le « CAT » (Constructional Aggression Treatment) ou BAT (Behavior Adjustement Training (bientôt en Français)), mais aussi des méthodes plus anciennes comme la « Two rewards method » (Méthode à double récompense) qui nous viennent d’outre manche, pour traiter des problèmes d’agressivité, de peurs et frustrations, ces méthodes rencontrent un grand succès au sein du monde de l’éducation positive et amicale, et pourtant le principe de travail fondamental est bien basé sur des notions de renforcement négatif.
Effectivement dans ces méthodes « BAT » ou « CAT » ou la « Two rewards method », ce sont les principes de renforcement négatif qui sont utilisés, globalement, dans ces trois méthodes il s’agit de présenter le stimulus aversif et de le soustraire lorsque le chien adopte le bon comportement, il s’agit donc bien de renfoncements négatifs.

Voir l’article de Pat Miller, l’une des principales actrices du monde des méthodes positives :
http://animalfarmfoundation.org/files/Dominance_-_Not_Usually_the_Problem.pdf

Effectivement dans ces méthodes « BAT » ou « CAT » ou la « Two rewards method », ce sont les principes de renforcement négatif qui sont utilisés, globalement, dans ces trois méthodes il s’agit de présenter le stimulus aversif et de le soustraire lorsque le chien adopte le bon comportement, il s’agit donc bien de renfoncements négatifs.

Voir l’article de Pat Miller, l’une des principales actrices des méthodes positives :
http://animalfarmfoundation.org/files/Dominance_-_Not_Usually_the_Problem.pdf

Théorie de la dominance

Sommes-nous en train de jeter le bébé avec l’eau du bain ?
Pamela Reid
(Docteur en psychologie spécialisée en apprentissage et comportement animal).
Pour en finir avec cette fichue théorie de la dominance, voici l’avis d’un autre acteur incontournable et excellent écrivain du monde des méthodes positives, qui nous propose un discours beaucoup plus nuancé, réaliste et objectif.
« Le fait que les chiens évoquent la dominance dans leurs comportements lorsqu’ils agissent avec d’autres animaux ou êtres vivants est une notion diffuse dans le domaine de l’éducation canine.
Les chiens ayant des troubles comportementaux sont caractérisés comme  »dominants » à tel point que, indépendamment de la nature du problème, on conseille aux propriétaires d’être  » l’alpha » et ils doivent obligatoirement exécuter toutes les pratiques sans rapport ou abusives.
Mais cela conduit a une détérioration rapide entre le rapport humain/animal.
En réponse,  il y a eu une répercussion de protestations d’un sous-ensemble d’éducateurs, rejetant le concept de dominance.Je pense que ceci est impétueux. »
« Les hiérarchies de dominance existent vraiment parmi la majorité d’animaux sociaux et il nous convient pour comprendre comment la généalogie des chiens les a préparés pour vivre dans des groupes sociaux. []
À la différence d’autres espèces, les groupes sociaux de la plupart des chiens sont aussi les êtres humains donc la question surgit, comment étendent-ils leurs règles sociales pour nous inclure ? []
J’aimerais vous proposer de faire un nouveau « chemin » qui reconnaîtrait des hiérarchies de dominance dans le chien, mais qui ne nous inciterait pas dans des relations antagoniques avec eux.
La théorie de dominance est une aide fortement utile dans l’étude du comportement animal, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain! »

Livres, dont l’excellent best seller « Exel-Erated Learning » :
http://www.dogwise.com/SearchResult

conclusion

Alors pouvons nous envisager d’exclure complètement les notions de punition, de renforcement négatif, de hiérarchie et d’autorité ?
Il semble que nous ne trouverons pas la réponse dans une théorie aussi simpliste que celle du :
« bon la brute et le truand ».

Nous pouvons aussi retenir, qu’aucune assertion, aucune théorie, aucune loi et aucune preuve scientifique n’est une vérité absolue et incontestable, il ne faut jamais s’en tenir à un seul son de cloche car cela s’appelle le sectarisme, hors le sectarisme va à l’encontre de l’ouverture d’esprit nécessaire à une analyse à valeur constructive.
Et pour finir, si ce qu’on entend par « théorie de la dominance », c’est le fait de faire preuve d’une autorité abusive limite militariste avec nos chiens, qu’il y ait ou non utilisation de punitions et réprimandes cela n’a plus aucune importance, j’y suis absolument opposé et je pense que nous serons très nombreux dans le même cas.

Télécharger l’article en version PDF:PDF Combattre la dominance

Compléments d’information
La controverse concernant Lorenz : « Konrad Lorenz fut un partisan nazi, comme la majorité des citoyens de la grande Allemagne de l’époque ». Par ailleurs, il ne faut pas oublier que Hitler fut élu par suffrage universel.

Aujourd’hui, l’affiliation nazie de Lorenz n’est plus matière à controverse.
La vie et l’œuvre du fondateur de l’éthologie sont devenues objets d’histoire des sciences. Depuis une trentaine d’années de multiples études ont analysé une somme considérable d’articles (scientifiques ou non), de correspondances, d’archives administratives, de témoignages (De la controverse à l’histoire des sciences).

Niko Tinbergen : En 1973 il obtient le Prix Nobel de physiologie ou médecine avec Karl von Frisch et Konrad Lorenz pour leurs découvertes concernant l’organisation et le déclenchement des comportements individuels et sociaux chez les animaux.

Son expérience en tant que prisonnier des nazis, a conduit Tinbergen à des frictions de longue durée dans sa collaboration intellectuelle avec Konrad Lorenz, et ça a duré plusieurs années avant qu’ils se réconcilient (http://en.wikipedia.org/wiki/Nikolaas_Tinbergen).
Il a posé les quatre questions fondamentales de l’éthologie dans son livre paru, en hommage à Lorenz, sous le titre On aims and methods in Ethology (1963) :

Les Quatre questions de Tinbergen :

  1. Pourquoi les animaux répondent-ils d’une façon particulière aux stimuli de l’environnement ?
  2. Pourquoi les animaux répondent-ils d’une façon particulière aux stimuli internes ?
  3. Pourquoi certains animaux répondent-ils d’une façon et d’autres animaux d’une autre façon à la même situation ?
  4. Pourquoi les animaux d’une certaine espèce ou d’un certain groupe se comportent-ils de façon particulière dans des situations particulières ?

Alors qui sont ces jeunes scientifiques qui prétendent être plus clairvoyants que Tinbergen, et pensent avoir trouvé chez Lorenz, des comportements inexcusables qu’un autre grand homme comme Tinbergen lui-même, n’aurait pas vu ???

Quelques articles anti « théorie de la dominance ».
A noter que le plus déstabilisant c’est le fait que selon les sources, on ne trouve jamais les mêmes précurseurs pour expliquer l’origine de ces soi-disant « théories de la dominance ».

  1. http://www.apdt.com/petowners/articles/docs/DominanceMyths.pdf
  2. http://www.apdt.com/petowners/articles/docs/DominanceArticle.pdf
  3. http://www.4pawsu.com/dogpsychology.htm
  4. http://www.dogwise.com/ItemDetails.cfm?ID=DTB966
  5. http://www.berkeleyhumane.org/upload/documents/Dominance.pdf
  6. http://www.avsabonline.org/avsabonline/images/stories/Position_Statements/dominance%20statement.pdf
  7. http://www.veterinarybehaviorclinic.com/downloads/DominanceFinal.pdf
  8. http://www.pawsoflife.org/Library/Behavior/Bradshaw_2009.pdf
  9. http://www.dogtrainingkerry.net/files/Download/Special%20Study.pdf
  10. http://deepblue.lib.umich.edu/bitstream/2027.42/84470/1/rkt_1.pdf
  11. http://www.purtonvets.co.uk/secure/contentPORT/uploads/docs/Dominance_VT_article_wih_PN_additions_-_edited.pdf
  12. http://www.petbehaviorsolutions.com/uploads/Use_of_Dominance_in_Dog_Training.docx.pdf
  13. http://www.rspca.org.au/assets/files/Science/Updates/ScienceUpdate22.pdf
  14. http://www.dogtrainingbypj.com/Resources/ChooseBestTrainer.pdf
  15. http://www.springerrescue.org/newsletters/news_fall_2011.pdf
  16. http://www.apbc.org.uk/articles/why-wont-dominance-die

Qui sommes-nous ?
Juste pour ne pas vous laisser croire que nous faisons l’apologie des méthodes coercitives.

Précurseurs des méthodes positives :
Caniscool®  s’inscrit dans les principaux précurseurs des méthodes positives en France et plus généralement en langue Française.
Aujourd’hui la toile regorge de conseils en toutes sortes, mais même si nous sommes une entreprise à but lucratif, nous avons été parmi les premiers à diffuser gratuitement des conseils et à expliquer des procédures de travail concernant les méthodes positives en langue Française.

2007 les vidéos :
Les vidéos ci-dessous ont été visionnées pour certaines pas loin de 40 000 fois chacune, elles  datent de 2007 et furent parmi les premières vidéos disponibles gratuitement en langue française sur la toile, concernant les conseils et à explications des procédures de travail.

2003 le site internet :
Précurseur en diffusion de conseils et procédures de travail en méthodes positives gratuitement.

1996 le Manuel technique :
En 1996 Caniscool®  voit le jour, et d’entrée commence à diffuser un manuel gratuit de 80 pages au format A4, où nous employons déjà la terminologie « renforcements positifs » ainsi que l’idéologie.

Si nous parlions de hiérarchie c’était sur les bases scientifiques dont tout le monde disposait a cette époque, mais même si nous avons bien évolué depuis, et que ce manuel n’est plus d’actualité (écrit il y a 17 ans), nous évoquions la hiérarchie dans le but d’établir une relation cohérente mais pas abusive comme en attestent ces extraits  » Comment éduquer mon maître (1996) »:

« Selon *Hediger, les ancêtres de nos animaux domestiques auraient occupé un rang hiérarchique inférieur dans les hiérarchies zoologiques. En effet, les scientifiques à l’heure actuelle s’accordent à dire qu’il existe une certaine forme de dominance entre les différentes espèces. » []

« Devenir chef de meute : [] Devenir chef de meute ne veut pas dire considérer le chien comme un révélateur de taux d’autorité. Non, nous sommes bien d’accord là-dessus. C’est bien pour cela que je vous le confirme, pour ne pas vous laisser croire que devenir chef de meute, c’est adopter des attitudes militaristes.  []. Non, un bon chef de meute sera celui qui respectera au mieux sa personnalité et réussira à obtenir son admiration.

Non, le rôle d’un vrai chef de meute n’est pas d’humilier son subordonné. Il n’agit que par nécessité et se contente de savoir que les choses sont rentrées dans l’ordre, sans pour autant chercher à rabaisser le fautif, attitude assez commune à l’espèce humaine. »

« Dans la nature, il ne donne pas d’ordres ; il indique des directives à suivre et veille à ce que les règles ancestrales, qui régissent la survie de l’espèce, soient respectées par tous. » []

« En fait, c’est celui que tout le monde respecte et en qui on a confiance. Et je dirais plutôt qu’il fixe les interdits plus qu’il ne commande. »

*Hediger : Ethologiste Suisse, connu pour ses ouvrages traitant la psychologie des animaux vivant en captivité

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A diffuser sans modération : PDF Combattre la Dominance

Livres Ian Dunbar : http://www.dogwise.com/SearchResults.cfm?Search=dunbar&SubSearch=Books