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Collier anti-aboiement, pour ou contre ?

Collier anti-aboiement, pour ou contre ?

Suite à une plainte du voisinage, vous envisagez d’opter pour un collier anti-aboiement. Ces colliers sont-ils réellement inoffensifs ? Est-il logique d’empêcher un chien d’aboyer parce qu’il prévient son maître de l’arrivée d’un visiteur, ou parce qu’il a peur ? Faisons le point.

Les divers types de colliers

Il existe plusieurs modèles de colliers anti-aboiement.

• Décharge électrique : pudiquement appelés « corrections électrostatiques », ces colliers envoient au chien une décharge douloureuse et punitive à la moindre de ses vocalises. L’animal ne peut échapper à ce nouveau stress qui vient s’ajouter à celui qui le faisait aboyer initialement et souvent légitimement (peur, arrivée d’un étranger, colère, faim, solitude…). Ces colliers à décharges électriques peuvent causer, lorsqu’ils sont mal réglés, de véritables blessures ou infections au niveau du cou des chiens, blessures qui viendront encore s’ajouter au profond état de détresse des animaux qui les portent.

• Jet de citronnelle : ces colliers envoient un jet de citronnelle répulsif autour des narines du chien qui aboie. Malgré les apparences, ils sont aussi nocifs que les colliers à décharge électrique : la substance projetée continue à adhérer au pelage bien longtemps après que le chien ait fini d’aboyer. L’animal ne peut se soustraire à cette odeur qu’il déteste : il se trouve coincé entre l’envie d’aboyer et cette odeur insupportable qui ne le quitte plus.

Des conséquences néfastes sur le comportement

Ces machines à faire taire les chiens peuvent avoir des conséquences graves sur nos animaux et sur leur entourage. Chez les chiens porteurs de ce type de colliers, on remarque des réactions de peur panique et de fuite accrues ainsi que des transferts du symptôme d’aboiement vers des troubles du comportement qui vont pousser le chien à s’attaquer à son environnement voire aux humains avec lesquels il vit. Pourquoi ces colliers qui nuisent grandement au bien-être animal ne sont-ils pas considérés comme des objets de maltraitance en nos frontières ? La question est d’autant plus troublante quand on sait que des pays comme le Danemark, l’Allemagne, l’Australie ou la Suisse en interdisent ou en restreignent très sévèrement l’usage.

Source : http://pratique.lesechosdutouquet.fr