CANISCOOL® - Organisme de formations soumis au contrôle pédagogique de l'État

Crottes de chien

Crottes de chien

Crottes de chiens sur les trottoirs, tags sur les murs…
Petites incivilités, grosses conséquences

crotte-de-chien

QUEL est le rapport entre vos impôts et cette crotte de chien sur le trottoir ? Non, ne cherchez pas de mauvais jeux de mots. Les premiers paient simplement l’enlèvement de la seconde. Et aussi le nettoyage des tags. Et également la réparation des équipements publics dégradés…
11 tonnes de crottes par an
Car une crotte, ça va. Une tous les dix mètres, ça commence à en faire. La ville de Châlons compte environ 50.000 habitants. Combien possédant un canidé ? Difficile à chiffrer avec précision. La seule matière quantifiable est donc… fécale.
Pas moins de 11 tonnes de crottes sont ramassées chaque année sur la ville préfecture. Ça en fait des chiens qui ont oublié d’aller dans le caniveau. Des maîtres paresseux qui, devant l’odeur de la production de Médor, ont préféré détourner les yeux et laisser les autres marcher dedans.
Deux agents pour verbaliser
Pourtant, ce n’est pas faute de les encourager, des canisites et des poubelles spéciales ayant même vu le jour par endroits, comme à l’entrée du Jard.
A défaut de dresser les maîtres, deux agents de la Ville dressent des procès-verbaux. L’an dernier, une centaine de propriétaires indécrottables avaient eu droit à une prune. Une contravention de 11 euros, remise par les deux agents assermentés et agréés « Hygiène et santé ».
L’amende n’est pas excessive, mais cette répression commence à porter ses fruits. D’autant plus que les agents engagent aussi le dialogue. La mamie promenant son gentil toutou ne serait-elle cataloguée comme délinquante ? Mais devant le ras-le-bol de certains qui voient leur trottoir souillé par le « chienchien » de propriétaires laxistes, beaucoup réclament plus de répression. Et si les comportements changeaient ?
Car derrière ces incivilités commises par monsieur et madame tout le monde, ce sont des dépenses engendrées par la Ville. Et notamment les « moto-crottes ». En 2008, l’engin avait parcouru près de 8.500 kilomètres, à la recherche de ces petits désagréments nauséabonds. Une belle et fructueuse promenade.

Source : http://www.lunion.presse.fr
Sophie CARIVEN

Crottes de chien Bis
Marseille : Il glisse sur une crotte de chien, la communauté urbaine responsable

La communauté urbaine de Marseille, Marseille Provence Métropole (MPM), a été déclarée, lundi, responsable des conséquences de la chute d’un piéton qui avait glissé sur une crotte de chien.
Après la frite « innocentée », la crotte de chien « responsable mais pas coupable ». En effet, la communauté urbaine de Marseille, Marseille Provence Métropole, MPM, a été déclarée, lundi, responsable par la cour administrative d’appel des conséquences de la chute d’un piéton qui avait glissé sur une crotte de chien.

En janvier 2001,  une passante était tombée après avoir glissé sur une crotte de chien et victime d’une fracture, elle s’était retrouvée à l’hôpital. Elle avait alors décidé de saisir le tribunal et porté plainte. Dans un premier temps, la plainte avait été  rejetée le 22 mai 2007, par le tribunal administratif de Marseille. La cour d’appel a donc annulé ce jugement.

Dans son arrêt, la cour considère que MPM est « tenue, par un nettoyage régulier, d’assurer la propreté qu’exige notamment la sécurité des piétons ». Or, poursuit-elle, « il résulte des attestations produites au dossier (…) que cet entretien n’était pas effectif et que cet endroit était habituellement souillé ». La communauté urbaine est donc « déclarée responsable des deux tiers des conséquences dommageables de la chute dont Mme O. a été victime ». La cour demande par ailleurs de procéder à « une expertise en vue de déterminer l’étendue du préjudice corporel qu’elle a subi ».
Une affaire de frite
La plaignante, qui a été transportée à l’hôpital cinq heures après l’accident pour une fracture, a en revanche été déboutée de sa demande d’une provision de 5.000 euros dans l’attente des conclusions de l’expert.

Elle a été plus chanceuse que la cliente d’un fast-food de Reims. En décembre 2007, cette femme de 38 ans, après un vol plané, s’était retrouvée avec une mauvaise fracture au genou et avait accusé une frite qui « n’aurait pas dû se trouver là ». Le tribunal de grande instance de Reims l’avait déboutée de toutes ses demandes en décembre 2008.

Source : http://lci.tf1.fr/france