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Maltraitance chiens

Maltraitance chiens

Chiens maltraités, peines financières sévères.

Deux personnes viennent d’être condamnées par la justice pour mauvais traitements. La SPA avait sauvé les animaux qui vivaient dans un enclos répugnant.

chien maltraite

CINQ cents euros d’amende par chien, 7759 euros de dommages et intérêts et 500 euros au titre des frais de procédure. C’est le jugement rendu mercredi par le tribunal de police de Soissons dans une affaire d’animaux maltraités. Celle-ci remonte à l’année 2008. Au mois d’août, des gens indignés par les conditions de survie de trois chiens, à Montaigu, près de Sissonne, alertent la SPA. Deux enquêtrices laonnoises, se rendent sur place. Ginette et Bernadette sont horrifiées par ce qu’elles voient. Les trois chiennes sont couvertes de puces et d’eczéma, malades, et abandonnées dans un petit enclos abominable. Le sol en terre est plein d’énormes trous. Il y a des excréments partout. Les bêtes ont juste à leur disposition un récipient d’eau plein de terre et deux autres encore remplis de nourriture. Une voisine, qui tient le restaurant à côté de l’enclos, leur donne à manger mais ne s’en occupe pas plus que ça. A l’époque, elle explique : « Les chiennes ont été abandonnées là, il y a huit mois, par leur propriétaire, un chasseur qui en a possédé jusqu’à quatorze dans ce chenil ». En découvrant l’état lamentable de ces trois bêtes, les enquêtrices SPA décident de les retirer. Elles préviennent le maire de Montaigu et la gendarmerie. Les trois chiennes sont emmenées au refuge de Laon et placées ensemble, dans le même boxe après avoir été soignées, lavées, et examinées par un vétérinaire. A l’époque, le propriétaire avait indiqué qu’il s’était retrouvé à la rue, sans moyens pour s’occuper de ses chiens. Encourageant Il avait aussi précisé qu’il avait conclu un accord avec la restauratrice mais que leurs relations s’étaient envenimées. Cette dernière ne voulait pas endosser la responsabilité de ces traitements. Mais le tribunal l’a également condamnée, aux mêmes peines que le propriétaire. A la SPA, à l’annonce du jugement, c’est la satisfaction qui domine. « On s’est battues pour cela. C’est une bonne chose que les gens sachent que ces comportements sont condamnables. Ils sont prévenus. Il y a des lois, des condamnations. La souffrance des animaux est reconnue. C’est encourageant et motivant pour nous » déclare Ginette, l’enquêtrice. L’histoire finit bien sur le plan juridique. Pour les animaux en revanches, elle aurait pu pourrait trouver une fin plus heureuse. Parmi les trois chiennes récupérées en août 2008, l’une n’a pas pu être sauvée. Les deux autres ont trouvé un foyer pendant quelques mois avant de revenir au refuge. « Les gens ne pouvaient pas les garder toutes les deux et on veut qu’elles restent ensemble. Elles sont inséparables ».

Source : http://www.lunion.presse.fr