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Apprentissage chien

Apprentissage chien

Apprentissage par observation chez le chien

Un phénomène souvent utilisé en dressage canin : basé sur le ou renforcement vicariant apprentissage par observation.
Il s’agit de faire jouer la concurrence, sur un chien récompense sur un comportement donné et laisse sur la possibilité à un autre de faire de même, il sera aussi récompensé s’il produit le même comportement.

Voyons ce qu’en disent les scientifiques.

La justice chez les chiens.

Textes: pascal lapointe — http://www.sciencepresse.qc.ca

Imaginez deux chiens. Vous leur faites faire des tours. Mais vous donnez à l’un des deux une plus grosse récompense. Très vite, le deuxième vous boudera. Une « découverte » qui ne surprendra pas ceux et celles qui connaissent les chiens, mais qui vaut aux « découvreurs » une attention mondiale… et un puits sans fond de métaphores.
Si les élus à Washington étaient des chiens, ils gronderaient devant les requêtes des PDG de l’industrie automobile, commence Science News. Les chiens jaloux font la grève, ajoute le U.S. News and World Report. Le blogueur du Wall Street Journal les compare aux personnages de Woody Allen, celui du Scientific American, aux enfants. Et tous de souligner « le sens aigu de l’injustice » chez nos amis à quatre pattes.

Tout ça, pour une sympathique mais banale étude, au cours de laquelle des scientifiques de l’Université de Vienne, en Autriche, ont d’abord appris à des chiens à donner la patte —ce qu’ils font, comme chacun sait, sans rien demander en retour— puis se sont mis à donner une plus grosse récompense à un des animaux. En général, le chien victime de cette grave injustice a rapidement cessé de coopérer…

D’un point de vue purement scientifique, l’intérêt de cette recherche (parue le 8 décembre dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, ce qui n’est pas rien) n’est pas d’avoir identifié ce comportement, mais d’avoir démontré que cette attitude d’envie est moins prononcée que celle déjà observée chez les grands singes.

Mais l’attention médiatique était prévisible, et le truc est connu des professionnels du marketing : il est plus facile de vendre une idée —aux médias ou à n’importe quel d’entre nous— si elle vient confirmer ce que nous pensions déjà. Si ça vient, en plus, avec le cachet d’autorité du scientifique en sarrau, c’est gagnant à tous les coups.

Et puis, qui n’aime pas les histoires de chiens?